Une visite médicale VTC coûte 36 euros, mais le renouvellement complet de la carte professionnelle réclame des frais distincts. Beaucoup de chauffeurs confondent ces deux factures au moment de faire leurs comptes. Oui, cette visite est obligatoire : aucun chauffeur VTC ne peut légalement exercer sans elle. Elle conditionne la délivrance ou le renouvellement de votre carte professionnelle, point final. Mais la vraie question que peu de sources traitent correctement, c’est la fréquence à laquelle vous devez la repasser. Cette fréquence dépend de votre âge, pas d’un calendrier unique pour tous.
Pourquoi cette visite fait peur à tort aux nouveaux chauffeurs VTC
Beaucoup de chauffeurs qui démarrent redoutent la visite médicale VTC. Ils y voient un obstacle administratif flou et potentiellement bloquant. Cette peur vient d’une confusion fréquente. Elle mélange l’obligation légale d’attestation préfectorale d’aptitude et les exigences additionnelles que certaines plateformes numériques imposent en plus.
Un chauffeur qui reçoit un email d’une plateforme lui demandant de fournir sa visite médicale pense parfois découvrir une nouvelle contrainte. En réalité, cette obligation existe depuis toujours pour l’activité VTC. Elle n’a rien d’exceptionnel.
La visite médicale reste une formalité gérable, pas un piège. Le code de la route impose ce contrôle à tout titulaire du permis B qui conduit un VTC, un taxi, une ambulance ou un véhicule de transport de personnes. Comprendre ce mécanisme dès le départ évite bien des angoisses inutiles.
La visite médicale VTC, une obligation légale sans exception pour tous les chauffeurs
La visite médicale n’est pas une option laissée à l’appréciation de la plateforme ni du chauffeur. Elle découle de l’article R221-10 du code de la route : le permis B seul ne suffit pas pour conduire un VTC, il faut aussi une attestation délivrée par le préfet après un contrôle médical. Sans avis médical favorable, aucune carte VTC ne peut être délivrée ni renouvelée.
Qui est concerné par cette obligation
Trois catégories de conducteurs professionnels sont légalement tenues de passer cette visite :
Les chauffeurs VTC, qu’ils soient auto-entrepreneurs, en société ou salariés d’une coopérative.
Les chauffeurs de taxi, soumis au même régime d’attestation préfectorale.
Les conducteurs de véhicules affectés au transport public de personnes ou au ramassage scolaire, dans certains cas de catégorie B.
Le statut administratif du chauffeur ne change rien à l’obligation. Que vous soyez auto-entrepreneur ou entrepreneur-salarié via une coopérative, la loi vous traite de la même façon.
Ce que le code de la route impose précisément
L’attestation préfectorale d’aptitude à la conduite est obligatoire pour exercer la conduite d’un véhicule de transport avec chauffeur, conformément à l’article R221-10 du code de la route. Ce texte vise aussi les taxis et les véhicules affectés au transport scolaire.
Concrètement, la visite médicale VTC est obligatoire avant la délivrance ou le renouvellement de la carte professionnelle, selon le service public (2026). Ce mécanisme rattache l’obligation à l’activité exercée, conduire un VTC, et non au statut fiscal du chauffeur.
C’est une distinction que beaucoup ignorent : ni l’auto-entreprise, ni le statut de salarié d’une plateforme ne dispensent de ce contrôle médical. C’est l’activité de transport de personnes qui déclenche l’obligation, quel que soit le montage juridique choisi par ailleurs.
Ce qu’il faut savoir sur la formation initiale et le lien avec le permis
Devenir chauffeur VTC suppose de suivre une formation avant de pouvoir conduire à titre professionnel. Cette formation prépare à l’examen qui donne accès à la carte professionnelle, distinct de l’examen du permis de conduire classique. Un candidat doit déjà détenir son permis B depuis un certain nombre d’années avant de s’inscrire à cette formation VTC.
La visite médicale n’a rien à voir avec le contenu de cette formation. Elle vérifie votre aptitude physique à conduire, pas vos connaissances professionnelles. Les deux démarches restent séparées, mais toutes deux conditionnent la délivrance de la carte qui vous permet de conduire légalement en VTC.
Qui peut faire passer cette visite, et pourquoi votre médecin de famille n’est pas habilité
Un détail bloque régulièrement les chauffeurs mal informés. Votre médecin généraliste habituel, même s’il vous suit depuis des années, ne peut pas valider ce contrôle. Seul un médecin spécifiquement agréé par la préfecture en a le pouvoir.
La différence entre un médecin agréé et un médecin généraliste
Un médecin agréé a reçu une habilitation administrative particulière de la préfecture pour réaliser ce type de contrôle médical. Selon le service public (2026), seul un médecin agréé peut réaliser ce contrôle.
Cette règle ne juge pas la compétence de votre médecin de famille. Elle repose sur un mécanisme de reconnaissance officielle, distinct de la qualification médicale générale. Un praticien qui exerce depuis trente ans peut très bien ne pas être agréé. Dans ce cas, son avis ne sera pas recevable pour votre dossier VTC.
Comment trouver le médecin agréé le plus proche de chez vous
La liste des médecins agréés est disponible sur le site internet de la préfecture du département, selon le service public (2026). Cette liste évolue régulièrement. Mieux vaut la consulter juste avant de prendre rendez-vous plutôt que de se fier à une information ancienne.
Avant de vous déplacer chez le médecin agréé, préparez ces documents, selon Service-Public.fr (2025) :
Le formulaire d’avis médical cerfa n° 14880, prérempli. Il se télécharge sur Service-Public.fr, inutile de le demander à la préfecture.
Le questionnaire sur votre état de santé, prérempli (annexe III de l’arrêté du 28 mars 2022).
Votre pièce d’identité, en original.
Votre permis de conduire, en original.
Pour le dossier que vous déposerez ensuite en préfecture, ajoutez une copie de votre carte professionnelle VTC si vous en avez déjà une, c’est-à-dire en cas de renouvellement.
Si vous devez vous adresser à une préfecture pour obtenir la liste des médecins agréés, comptez plusieurs jours de délai de réponse selon le département. Certaines préfectures publient la liste directement en ligne, d’autres demandent d’adresser une demande écrite.
Ce qui se passe pendant l’examen médical
L’examen porte sur votre acuité visuelle, votre audition, et l’absence de contre-indications médicales à la conduite prolongée. Il dure généralement moins d’une heure, hors temps d’attente. Le médecin agréé rend ensuite l’un de ces avis : apte, inapte, apte temporaire (pour une durée de 6 mois à 5 ans) ou apte avec restrictions.
L’avis médical, formulaire cerfa n° 14880*02, doit dater de moins de deux ans au moment où vous déposez votre dossier en préfecture, et provenir d’un médecin agréé, selon demarche.numerique.gouv.fr (2025). Aucune exception n’existe sur ce point.
Gardez toujours l’original du cerfa signé par le médecin agréé. Une copie ne suffit pas pour constituer votre dossier de renouvellement auprès de la préfecture.
Le vrai coût, entre la visite elle-même et le renouvellement de la carte professionnelle
C’est là que la confusion budgétaire s’installe le plus souvent. Deux dépenses distinctes existent, et les chauffeurs les mélangent presque systématiquement en cherchant combien coûte la visite VTC.
Le tarif de la visite médicale elle-même
La visite médicale coûte 36 euros partout en France : ce tarif est fixé par l’arrêté du 1er février 2016 relatif aux honoraires des médecins agréés. Ce montant correspond uniquement à la consultation chez le médecin agréé. L’Assurance maladie ne rembourse ni la visite ni les éventuels examens complémentaires, selon Service-Public.fr (2025). C’est une dépense entièrement à votre charge, à budgéter à part, sans lien avec votre couverture santé habituelle.
Les frais du dossier de renouvellement de carte VTC
Le renouvellement de la carte professionnelle constitue une démarche distincte, avec son propre coût : la fabrication de la carte, facturée au même tarif dans tous les départements. La demande d’attestation préfectorale d’aptitude se fait désormais en ligne dans la plupart des départements, à une date de bascule qui varie selon la préfecture (1er novembre 2024 dans le Gers, 1er mai 2025 en Loire-Atlantique).
Pour les demandes de cartes professionnelles taxi ou VTC, l’attestation préfectorale d’aptitude est délivrée automatiquement après l’instruction de la demande de carte, selon demarche.numerique.gouv.fr (2025). L’avis médical de moins de deux ans rendu par un médecin agréé du département reste requis pour cette demande, selon demarche.numerique.gouv.fr (2026).
Trois durées à ne pas confondre. Les « moins de deux ans » concernent l’avis du médecin : c’est l’ancienneté maximale du cerfa au moment où vous déposez votre dossier. Les 5 ans, 2 ans ou 1 an selon votre âge concernent l’attestation préfectorale délivrée ensuite : c’est sa durée de validité. Enfin, la carte professionnelle VTC est valable 5 ans, quel que soit votre âge. Exemple : vous passez la visite en mars et déposez votre dossier en septembre. L’avis a six mois, il est recevable. Si vous avez moins de 60 ans, l’attestation obtenue vaut ensuite 5 ans. Après 60 ans, elle expire avant votre carte VTC.
Pourquoi ces deux montants sont distincts et ce qu’il faut budgéter
Voici les trois étapes de la démarche, avec leur coût respectif :
La consultation chez le médecin agréé : 36 euros, tarif national, à votre charge, non remboursable.
La constitution du dossier d’attestation préfectorale : démarche dématérialisée, sans frais additionnel confirmé pour cette étape précise.
Le renouvellement de la carte professionnelle proprement dite : 48 € HT pour la fabrication de la carte, soit 57,60 € TTC, plus l’envoi en Lettre Expert. Ce montant est le même partout et se règle à l’Imprimerie nationale une fois le dossier validé par la préfecture. S’y ajoute la formation continue obligatoire de 14 heures, dont le prix dépend du centre de formation.
Cette séparation entre la visite médicale et le renouvellement administratif explique pourquoi deux chauffeurs peuvent citer des chiffres différents sans se contredire. Ils parlent simplement de deux étapes distinctes du même parcours.
Chez INCOM, toute la gestion administrative liée à votre activité, déclarations URSSAF, comptabilité, facturation, est déléguée à la coopérative. Vous n’avez pas à jongler seul avec ces échéances et ces montants dispersés.





