À chiffre d'affaires égal, un taxi peut conserver davantage de ses recettes s'il possède déjà sa licence et trouve ses clients sans intermédiaire. Un VTC évite l'achat d'une licence de taxi, mais les commissions des plateformes peuvent fortement réduire son revenu. Voici ce que cela change sur un mois.
Taxi vs VTC : combien reste-t-il sur 5 000 € de courses ?
Prenons deux chauffeurs indépendants au régime micro-BIC, réalisant chacun 5 000 € HT de courses par mois. Le taxi possède déjà son autorisation de stationnement (ADS) et travaille ici sans centrale ni plateforme. Le VTC réalise toutes ses courses via une plateforme facturant 45 % de commission dans cet exemple. Tous deux dépensent 900 € pour leur véhicule et son exploitation.
Exemple mensuel | Taxi artisan | VTC indépendant |
|---|---|---|
Courses facturées HT | 5 000 € | 5 000 € |
Commission d'intermédiaire | 0 € | −2 250 € |
Véhicule, carburant, assurance, entretien | -900 € | −900 € |
Cotisations micro-sociales (21,2 %) | −1 060 € | −1 060 € |
Reste avant impôt sur le revenu | 3 040 € | 790 € |
Écart dans cet exemple : 2 250 € en faveur du taxi. Il provient entièrement des commissions évitées, pas d'un taux de cotisations différent. Mais si le taxi rembourse l'achat de sa licence, la loue ou paie une centrale, son résultat diminue. À l'inverse, un VTC qui développe des clients en direct réduit ses commissions.
Il faut s'avoir qu'une licence de taxi peut aller jusqu'à 250 000 € selon la ville.
Simulation pédagogique appliquant 45 % de commission au VTC dans ce scénario, et non une moyenne de revenus ou un taux universel. L'achat ou la location de l'ADS, la TVA et les autres dépenses éventuelles ne sont pas inclus. Les montants sont exprimés hors taxes. Le taux de 21,2 % correspond au taux micro-social normal des prestations de services BIC en 2026 le salaire d'un chauffeur VTC peut donc être supérieur ou inferieur.
Quelles sont les vraies différences entre Taxi et VTC ?
À comparer | Taxi | VTC |
|---|---|---|
Clients | Peut prendre des clients dans la rue et aux stations, dans sa zone autorisée. Accepte aussi les réservations | Uniquement sur réservation préalable, via une application ou sa clientèle privée |
Prix des courses | Tarifs encadrés, calculés au taximètre, avec certains forfaits | Prix annoncé ou convenu à la réservation. Dépend du marché et des plateformes |
Accès au métier | Carte professionnelle et ADS pour exercer comme artisan. Aucune ADS à acheter personnellement pour le salarié | Carte professionnelle, inscription au registre VTC et véhicule conforme. Pas d'ADS |
Dépenses qui font la différence | Achat ou location de l'ADS, véhicule, taximètre, assurance, centrale éventuelle | Véhicule, assurance, commissions de plateforme, carburant |
Revenus | Salaire contractuel si salarié. Recettes moins charges si artisan | Recettes moins charges et cotisations si indépendant. Salaire lié à l'activité en coopérative |
Protection sociale | Salariat pour l'employé. Régime lié au statut choisi pour l'artisan | Régime lié au statut choisi : micro-entreprise, SASU ou entrepreneur salarié |
Taxi salarié ou taxi artisan : pourquoi le revenu change-t-il autant ?
Le taxi salarié perçoit un salaire fixé par son contrat, éventuellement complété par une part des recettes. Son employeur fournit et entretient généralement le véhicule. Il n'a pas à financer personnellement une ADS. Son salaire ne doit pas être confondu avec les recettes d'un taxi artisan.
Le taxi artisan garde les recettes de ses courses, mais paie ses propres dépenses. Détenir une ADS déjà payée change fortement sa rentabilité. À l'inverse, un emprunt pour l'acheter ou un contrat de location peut absorber une part importante de son chiffre d'affaires. Le taxi a toutefois un avantage commercial : il peut aussi prendre des passagers en maraude dans sa zone autorisée.





