CAE et directive européenne : pourquoi les chauffeurs VTC choisissent le modèle coopératif

CAE et directive européenne : le modèle coopératif chez les chauffeurs VTC

INCOM auditionnée dans le cadre de la directive européenne

Dany El Oubari, président d'INCOM, et Victor Feuillat, directeur général, ont été auditionnés par la mission chargée de préparer la transposition de la directive du 23 octobre 2024. Ils figurent dans la rubrique « VTC - Coopératives d'activité et d'emploi » de la liste des personnes entendues (rapport, p. 155).

La mission, conduite par Jérôme Marchand-Arvier, Antonin Bergeaud et Nathalie Collin, a mené plus de 80 auditions (p. 2). Pour INCOM, l'objectif est clair : « Faire reconnaître pleinement l'entrepreneur-salarié en coopérative dans la transposition », comme le demande sa pétition.

Pourquoi les CAE sont-elles en plein essor ?

Les CAE sont devenues l'un des principaux modes d'exercice du VTC. Le rapport observe que les chauffeurs exercent principalement sous d'autres statuts que la micro-entreprise, « SASU et entrepreneurs salariés, notamment » (p. 43). Il souligne aussi l'intérêt du modèle : « En théorie, les CAE présentent un intérêt réel, car celles-ci permettent au travailleur de concilier l'autonomie de l'indépendance avec tout ou partie des protections du salariat » (p. 64).

Cinq raisons expliquent ce choix.

  1. L'autonomie et la protection en même temps. Vous gardez la main sur votre activité, avec une protection sociale assimilée au salariat (p. 64).
  2. La fin du rattachement. Environ 40 % des chauffeurs étaient rattachés à un gestionnaire de flotte en 2024. La loi du 25 juin 2026 a clarifié l'illégalité de cette pratique et renforcé les sanctions (p. 64).
  3. Moins de gestion. Les CAE prennent en charge la gestion administrative et financière de l'activité (p. 65).
  4. Le prélèvement à la source en micro. Dès 2027, les plateformes prélèveront directement les cotisations des micro-entrepreneurs (p. 43), ce qui réduira le montant versé.
  5. Des revenus sous pression. L'Arpe conclut à une baisse du pouvoir d'achat des chauffeurs de la quasi-totalité des plateformes entre 2021 et 2025 (p. 121). Une fiche de paie et une protection sociale complète comptent alors davantage.

Quels sont les avantages d'une CAE face à la micro ou à la SASU ?

La CAE est le seul de ces modèles à réunir un contrat de travail et une activité libre, sans administratif à gérer.

CritèreMicro-entrepriseSASURattachementCAE
ContratAucunPrésident de sa sociétéPas de contrat de travailCDI d'entrepreneur salarié
Fiche de paieNonSelon la rémunération verséeNonOui
Assurance chômageNonNonNonOui, sous conditions
Accident du travailCouverture limitéeSelon la rémunérationCouverture limitéeIndemnisé
AdministratifDéclarations à faireComptabilité complèteVariableGéré par la coopérative
Cadre légalAutoriséAutoriséInterditPrévu par la loi de 2014

La CAE vous laisse aussi choisir vos horaires et vos plateformes : la coopérative ne vous impose pas de courses, c'est vous qui organisez votre activité (p. 65). Notre guide sur la coopérative d'activité et d'emploi détaille ce cadre.

Pourquoi le modèle coopératif a-t-il du sens avec la directive ?

Parce qu'il offre dès maintenant ce que la directive ne donnera pas automatiquement. Le rapport écarte une présomption automatique de salariat : pour faire valoir ses droits, un chauffeur devrait saisir les prud'hommes et présenter des faits laissant présumer un lien de subordination (p. 5). Avec une CAE, vous avez un contrat de travail sans procédure.

Le rapport note aussi que le salariat n'est pas la principale attente des travailleurs entendus (p. 5). L'entrepreneuriat salarié répond à cet enjeu : il apporte une protection sans renoncer à la liberté d'organisation.

La directive vise enfin une protection identique, que le travailleur ait un contrat avec un intermédiaire ou directement avec la plateforme (p. 83). La mission estime a priori que les CAE peuvent être qualifiées d'intermédiaires. Le choix du statut reste le vôtre : le rapport n'en prescrit aucun. Pour le détail du texte européen, lisez notre article sur la directive et les plateformes VTC.

Les chauffeurs en coopérative auront-ils accès aux accords de l'Arpe ?

Le dossier est en cours. Ces accords, dont la garantie de 1 € par kilomètre et de 30 € par heure d'activité (p. 58), ne s'appliquent pas encore aux entrepreneurs salariés. La mission a examiné « avec intérêt » leur extension aux chauffeurs en CAE, et elle appelle le Gouvernement à poursuivre la réflexion (p. 67). INCOM échange avec l'Arpe et porte cette demande dans sa pétition.

Pourquoi choisir INCOM ?

Plus de 3 000 chauffeurs ont rejoint INCOM. Vous signez un CDI d'entrepreneur-salarié au sein de la coopérative et vous quittez votre statut actuel, sans changer de métier.

  • La sécurité : fiche de paie chaque mois, mutuelle, prévoyance, retraite, chômage et congés payés.
  • La liberté : toutes vos plateformes, vos horaires, vos zones.
  • La simplicité : INCOM gère l'URSSAF, les impôts, la TVA et la comptabilité.
  • Le paiement : un versement chaque lundi.
  • Une restitution claire : 75 % du chiffre d'affaires en moyenne, dans une fourchette de 70 à 80 %. Les 25 % restants regroupent la TVA, les cotisations et les frais de service, qui démarrent à 5 %.

Pour rejoindre INCOM, il faut une carte VTC et au moins 1 000 € de chiffre d'affaires par mois. Simulez vos revenus en 30 secondes ou consultez tous les avantages INCOM.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une CAE pour un chauffeur VTC ?

C'est une coopérative qui vous salarie en CDI d'entrepreneur salarié, pendant que vous continuez à choisir vos courses et vos plateformes. Elle gère vos obligations administratives, fiscales et sociales.

Pourquoi les CAE se développent-elles dans le VTC ?

Elles permettent de concilier autonomie et protections du salariat, et de confier la gestion administrative et financière. Leur essor intervient alors que le rattachement est clairement interdit et que le prélèvement à la source arrive en micro-entreprise (p. 43, 64 et 65).

La directive va-t-elle rendre les chauffeurs VTC salariés ?

Non, pas automatiquement. Selon les recommandations du rapport, le chauffeur devrait saisir les prud'hommes et présenter des faits laissant présumer un lien de subordination (p. 5).

Peut-on garder Uber et Bolt en CAE ?

Oui. Chez INCOM, vous restez libre de rouler sur toutes vos plateformes, avec plus de 11 plateformes connectées.

Un entrepreneur salarié a-t-il la garantie de 30 € par heure de l'Arpe ?

Pas encore : le dossier est en cours. La mission appelle le Gouvernement à poursuivre la réflexion, et INCOM échange avec l'Arpe sur ce sujet (p. 67).

Sources

Témoignages · Communauté INCOM

3 000 chauffeurs ont déjà rejoint INCOM

ANDRIATSALAMA

« INCOM m'a permis de garder ma liberté avec un vrai filet de sécurité »

andriatsalama
Claude Eric

« Plus de paperasse, je me concentre sur la route »

claude eric
KEHASSA

« Mutuelle, congés payés... un vrai changement de vie »

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